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Prélèvements sanguins

Devez vous être à jeun ? :

La règle générale applicable actuellement pour tout prélèvement réalisé au laboratoire, hors de tout contexte d’urgence, est la suivante :

Le matin à jeun sans prise de médicament (si le dosage de ce médicament est dans la prescription).

Pourquoi ?

  • Certains dosages varient après le repas parce que l’alimentation apporte elle-même certains des éléments dosés (ex : triglycérides, glucose…).
  • Après un repas, la qualité du sérum ou du plasma est modifiée (trouble, viscosité).
  • Ces modifications de la qualité des prélèvements peuvent perturber le fonctionnement des appareils d’analyse de plus en plus sensibles et précis. Les automates mesurent une coloration ou un trouble dont l’intensité est proportionnelle à la valeur de l’analyse à doser. Il est évident que l’on est plus précis en réalisant cette mesure dans un sérum clair (à jeun) que dans un sérum trouble (postprandial).

De telles interférences sont bien connues pour les dosages de marqueurs tumoraux (ex : PSA), de protéines, les GB dans la NF, les tests de coagulation (INR) et de nombreux autres tests très courants.

Etre à jeun = 8 heures entre la prise de sang et le dernier repas (12 heures pour un bilan lipidique) (Un verre d’eau le matin au lever est toléré)

Peut-on fumer ?

En principe non, certains paramètres sont affectés (Hb, Cortisol…). Il est indispensable d’être à jeun, sans avoir fumé, pour la recherche d’Hélicobacter pylori (Hélikit).

Variations biologiques chez un patient fumeur :

On constate une augmentation significative de certains paramètres chez les patients fumeurs, on peut citer :

  • ACE
  • Leucocytes et notamment les monocytes, lymphocytes et polynucléaires neutrophiles
  • Le fibrinogène
  • Le VGM (volume globulaire moyen)

A quelle heure faut-il être prélevé ?

Le matin avant 10 heures.

Certains dosages varient en cours de journée, c’est ce que l’on appelle un « rythme circadien » ou rythme nycthéméral.

On constate un rythme circadien pour de nombreux paramètres, d’une amplitude suffisamment importante pour avoir une influence significative sur le résultat et donc l’interprétation clinique.

Ces variations sont bien connues pour certaines hormones (Cortisol, Prolactine, TSH…) mais c’est également le cas pour le Fer par exemple (+30% l’après-midi/matin), l’acide urique, la créatinine, le phosphore, les marqueurs de l’ostéoporose (CTX…).

Rappel : les valeurs de référence (« valeurs normales ») indiquées sur les comptes-rendus ont été définies le matin à jeun .

Peut-on faire des exceptions ?

Oui, dans un contexte d’urgence. Dans ce contexte, les examens sont prescrits pour agir rapidement devant une éventuelle perturbation majeure.

Les modalités d’interprétation ne sont pas les mêmes que pour un suivi au long cours.

Ces prélèvements sont donc réalisés à toute heure.

ou dans la situation suivante :

Plaquettes dans le suivi des traitements héparinés afin d’adapter l’horaire de prélèvement à l’horaire d’injection

Cas particulier des travailleurs de nuit ou des patients qui pratiquent le jeûne ?

Dans ces cas très précis, il faut adapter les horaires de prélèvement par rapport au dernier repas.

Faut-il prendre les médicaments le matin de la prise de sang ?

Hormis le cas où il s’agit de doser le médicament lui-même (digoxine, dépakine, lithium…), il convient de ne rien changer au traitement suivi.